Ma liste de blogues

samedi 24 décembre 2016


Enjeux et défis de l’enseignant dans les environnements numériques d’apprentissage
 

« Le développement du numérique est venu, depuis quelques années, transformer notre mode de vie et nos habitudes dans tous les domaines. La rapidité de son évolution bouleverse une partie de nos pratiques. L’enseignement supérieur est un domaine où la pédagogie numérique a transformé le quotidien des enseignants et des étudiants », Djebara, A. et Dubrac, D. (2015).

Le numérique donne du sens au métier enseignant, il n’est plus le détenteur exclusif du savoir, de connaissances, à transmette à ses étudiants. Avec le numérique, toute personne peut accéder à l’information, et à l’enseignant d’interagir avec les apprenants afin qu’ils arrivent à la maitriser. Dans ce contexte, la technologie n’offre pas de garantie scientifique quant au traitement de l’information, cependant, elle est d’un apport précieux si elle est bien utilisée.
Par ailleurs, il ne s’agit pas de remplacer les enseignants par les équipements technologiques, il s’agit plutôt d’une mutation des pratiques des enseignants engagée au travers de la transformation pédagogique avec l’usage du numérique. L’enseignant est le seul acteur permettant à l’étudiant d’adopter une démarche scientifique. Toutefois, un véritable usage du numérique dans l’enseignement supérieur est accompagné avec une mutation pédagogique. Quelles sont les méthodes d’apprentissage garantes d’une meilleure réussite scolaire ?
Le chapitre intitulé « Teaching and Learning Process », Lemaitre D. et Thépaut A. (2015), invite explicitement les formateurs à la définition des méthodes d’enseignement. Selon ces derniers, le processus d'apprentissage doit être suffisamment souple pour tenir compte des différentes qualifications des étudiants et des différents styles d'apprentissage. Les résultats d'apprentissage, le contenu, les typologies des activités d'enseignement, il s’agit d’une incitation forte à développer une expertise sur les méthodes pédagogiques et sur les formes d’apprentissage des étudiants. Cependant, « les enseignants se trouvent parfois démunis devant ces évolutions pédagogiques de l’enseignement supérieur. Le temps de la réflexion, de l’expérimentation et de la décision ne s’accorde pas toujours avec le rythme soutenu des innovations techniques et des changements de politiques. » Lemaitre D. et Thépaut A. (2015). Dans leur travail, Lemaitre D. et Thépaut A. (2015) affirme que la solution aux défis de l’enseignement consiste à utiliser adéquatement (un usage raisonné) les nouvelles technologies et ressources numériques.
Personnellement, j’ai soulevé les retombées positives de cette solution à travers notre formation en pédagogie d’enseignant dans les environnements numériques d’apprentissage.
Je trouve que cette formation est essentielle pour toute enseignant voulant avoir un rôle active dans l’apprentissage de ces étudiants. En espérant avoir la chance d’expérimenter mes acquis prochainement, et de vous en parler de mes nouvelles pratiques.

Références bibliographiques :

Djebara, A. et Dubrac, D. (2015). La pédagogie numérique : un défi pour l’enseignement supérieur. Journal officiel de la république française.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/154000158.pdf

Lemaitre D. et Thépaut A. (2015) La pédagogie dans l'enseignement supérieur : tendances et enjeux. REE - Revue de l'électricité électronique, See, 2015. <hal-01226815>. https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-01226815/document.

mardi 20 décembre 2016


Pédagogie active avec le numérique
Cours : Méthodes Quantitatives
Leçon : Test d'hypothèses paramétriques
Bien que l'enseignement traditionnel nous ait bien servi, il est conçu pour un autre âge, nous sommes maintenant à un âge différent qui exige des méthodes différentes (Bates, T. 2015). Nous avons alors besoin de modèles d'apprentissage qui mènent au développement des compétences nécessaires à l'ère numérique. Dans ce cadre, les environnements numériques d’apprentissage nous permettent de varier les stratégies traditionnelles.
Toutefois, comme l’affirme Bates, T. (2015), il n'existe pas de « meilleur » modèle, soit en ligne, soit en classe, pour toutes les circonstances. Le choix est fonction du contexte dans lequel il sera appliqué. Le contexte, que j’ai choisi pour travailler une séance de cours en méthodes quantitatives est l'apprentissage par l'expérience.
La leçon porte sur l’analyse de variables quantitatives dans la prise de décision, l’étudiant doit être capable de déduire les caractéristiques de la population à partir de données d’un échantillon, de choisir les techniques d’analyse statistique en fonction du phénomène étudié, d’effectuer un test sur une moyenne dans une population, d’interpréter les résultats obtenus et de prendre une décision. Sachant que la base de données est disponible sur la plateforme avant une semaine de la date de l’activité pour qu’elle soit consulté. Grace à l’environnement numérique que la diffusion des ressources aux étudiants est rendue possible Stockless, A. (2016). « Les technologies ont un potentiel intéressant pour soutenir l’enseignement et l’apprentissage des sciences » Stockless, A. (2016).
Lors de la séance présentielle, l’activité est présentée par une étude de cas, qui nécessitée l’utilisation de l’ordinateur. L’usage de l’ordinateur est indispensable pour vérifier les postulats et effectuer le test de comparaison de moyenne. Dans le cadre de ce travail, seul l'enseignement assisté par ordinateur offre la possibilité de concrétiser les concepts théoriques relatives à l’exercice.
En effet, l'usage du numérique a permis aux étudiants d’obtenir les résultats statistiques et l’étude de cas leur a permis d’être capables de réaliser des liens entre la théorie apprise et la pratique, d’appréhender la complexité d’une situation concrète (Ménard, L. et St-Pierre, L. (2014).
Dans le contexte du cours de méthodes quantitatives, il n’est plus temps de se demander s’il est pertinent d’utiliser la technologie « (et donc de penser avec ou sans) » Endrizzi, L. (2012). Plutôt, il est essentiel de se concentrer sur les conditions optimales d’une intégration réussie pouvant mener à un apprentissage plus efficace.
Une approche différente de l'enseignement traditionnel et une meilleure utilisation de la technologie permettant d’accroître notre efficacité à travers un corps étudiant, diversifié, apprenants du 21e siècle, sont maintenant nécessaires.
References bibliographiques :
Bates, T. (2015). Teaching in a Digital Age. https://opentextbc.ca/teachinginadigitalage/
Endrizzi, L. (2012). Les technologies numériques dans l’enseignement supérieur entre défis et opportunités. Dossier d’actualité veille et analyse IFE, 78, 30p. http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?dossier=78&lang=fr
Stockless, A. (2016). Soutenir le processus d’enseignement-apprentissage des sciences et technologie avec un environnement numérique d’apprentissage, Université du Québec à Montréal.

Les défis et enjeux de l’évaluation en formation à distance dans les environnements numériques d’apprentissage :

La capsule vidéo de Stockless, A. (2016), le travail de Nizet et al. (2016) ainsi que d’autres travaux (Devauchelle, B. 2016, Springer, C. 2015) portant sur les pratiques d’évaluation des apprentissages m’ont permis de réaliser pourquoi, nous (l’équipe des enseignants de méthodes quantitatives et mathématiques, 1er semestre 2014) n’avons pas réussi notre première expérience d’évaluation de nos étudiants en ligne. Cette dernière évaluation du premier semestre a été à faire directement à l'écran en dehors de la classe pour une période de deux heures (évaluation synchrone). Nous manquons de formation pour l’évaluation à distance des apprentissages, en effet, « la formation technopédagogique des formateurs et des étudiants semble un défi prioritaire » (Nizet, et al.  2016). La marche à suivre n’été pas clair pour certains étudiants, ils n’ont pas pu avoir accès à l’examen au Blackboard, due à un manque de formation mais aussi à la qualité de l’équipement technologique de l’étudiant hors la classe (Nizet, et al.  2016). Oui pour le gain du papier, d’impression, et des heures de surveillances mais du stress pour les enseignants que pour les apprenants. L’analyse des résultats des étudiants qui ont pu avoir accès à l’examen en ligne a soulevé un effet de baisse de l’outil sur les résultats de ces derniers. Selon Devauchelle, B. (2016), si les moyens numériques dans les examens sont imposés sur des étudiants qui ne les utilisent pas en classe, ces derniers n’arriveront pas à réussir les épreuves.

Globalement la situation a été meilleure au second semestre. Toutefois le test de comparaison des rendements en statistiques pour des évaluations sommatives (évaluation en présentielle et évaluation en ligne) sur le même échantillon d’individus s’avère statistiquement significatif, de meilleurs résultats pour les évaluations en ligne. A l’instar de (Nizet, et al.  2016), l’intégrité et la validité de la procédure d’épreuve sont mises en doute par crainte du plagiat et du contrôle de l’identité des étudiants durant les évaluations en ligne. Cependant, de bons résultats lors d’une évaluation en ligne comparativement aux épreuves en présentiel, s’expliquent-ils par le fait d’être en dehors de la classe, lieu de stress.

Références bibliographiques :

Devauchelle, B. (2006) Le numérique et les examens. Le Café pédagogique. Tiré de : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/03/25032016Article635944870331236910.aspx.

Nizet, Isabelle, Leroux, Julie Lyne, Deaudelin, Colette, Béland, Sébastien et Jean Goulet (2016). Bilan de pratiques évaluatives des apprentissages à distance en contexte de formation universitaire, Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur, vol. 32, no 2, p. 1-24.

 

Springer, C. (2015). Evaluer les apprentissages dans les environnements numériques. Les Cahiers du GEPE, Université de Strasbourg, 2013, Espaces scolaires et plurilinguismes, pp.ISSN 2105-0368. <http://www.cahiersdugepe.fr/index.php?id=2322>. <halshs-01109234>

 

Stockless, A. (2016). Introduction à l'évaluation des apprentissages », PCPUN Exploiter le numérique en enseignement supérieur, UQÀM vidéo. Notes de cours.

samedi 10 décembre 2016

Les théories d'apprentissage


Les théories d'apprentissage

A travers mes lectures sur les théories d’apprentissage, le behaviorisme en référence avec les travaux de Watson et de Skinner, le constructivisme développé Piaget en s'opposant au behaviorisme, le socioconstructivisme en référence à Vygotski et Bruner et le connectivisme avancé par Siemens, il me semble que je commence à comprendre ce qui passe lors du processus d'apprentissage. Cette occasion de recule sur mes pratiques me laisse se questionner sur les scénarios pédagogiques qui font sens avec les objectifs visés dans ma discipline à l’ère du numérique.

Le béhaviorisme est une théorie de l'apprentissage qui s'intéresse à l'étude des comportements observable sans faire appel à des mécanismes internes au cerveau ou à des processus mentaux non directement observables (Good et Brophy, 1995).

Pour les cognitivistes, l'apprenant est un système actif de traitement de l'information, l’apprenant perçoit des informations provenant du monde extérieur, il les reconnaît, les mémorise, et lorsqu'il en a besoin pour comprendre son environnement ou résoudre des problèmes, il récupère ses connaissances de sa mémoire (Bibeau, 1996). Quant à l'enseignant, le gestionnaire des apprentissages, il guide, anime, conseille, explique, ajuste, et remédie. L'enseignant cognitiviste sera invité à utiliser des technologies favorisant l’interactivité avec les apprenants. Cependant, la limite de ce modèle cognitiviste consiste au fait qu'un matériel bien structuré reste insuffisant pour assurer un apprentissage si les apprenants ne sont pas motivés.

Le constructivisme construit un cadre de référence, proposant une hypothèse à propos de la construction et du développement des connaissances par les personnes. Le constructivisme considère que la connaissance résulte de l’interaction entre le sujet connaissant et l’objet de connaissances. La connaissance est le résultat d’une action ou série d’actions, cette dernière converge vers un objectif et l’objectif représente une structure construite soit par des réflexes innés soit à partir des expériences de l’objet connaissant. Il s’agit alors de se construire, à travers les actions et les connaissances antérieures, les différents chemins pouvant amener aux buts fixés. Le sujet connaissant construit sa connaissance. Ce modèle favorise aussi le développement des problèmes assistés par ordinateur (Da Costa, 2014).

Le Socio-constructivisme, avancé par Vygotsky, reprend les principales idées du constructivisme de Piaget en y ajoutant le rôle social des apprentissages. Dans ce modèle, l'apprentissage est l'acquisition de connaissances résultant des échanges entre l'enseignant et les apprenants ou grâce aux interactions entre les apprenants (Doise & Mugny, 1981). Selon ce modèle, les apprentissages doivent être comprises dans leur zone proximale de développement, cette zone est définie par l’enseignant afin de donner des exercices appropriés, cette zone augmente le potentiel à apprendre plus efficacement (Vygotsky, 1980).

Avec l'évolution des technologies et de son utilisation dans l’enseignement, une nouvelle approche éducative est développée par George Siemens et Stephen Downes, le connectivisme (Siemens, 2005). « Le connectivisme est la somme de principes issus de la théorie du chaos, des réseaux, de l'auto-organisation et de la complexité » Siemens (2005). L'apprentissage relie des nœuds et des sources d’information, la connaissance réside dans la diversité des opinions. L'apprentissage est le processus de connexions, connexions neuronales, connexions entre les hommes, les ordinateurs et l'interconnexion entre les différents champs de savoirs (Siemens, 2005), des connexions entretenues afin faciliter l'apprentissage continu. « Le connectivisme est motivé par la compréhension du fait que les prises de décision sont fondées sur des bases qui se modifient rapidement. De nouvelles informations sont constamment acquises. La capacité d'établir des distinctions entre l'information importante et sans importance est vitale. La capacité de reconnaître quand de nouvelles informations modifient le paysage en fonction des décisions prises hier est également critique. » Siemens  (2005).

A l’instar de Hill (1977), les théories de l'apprentissage fournissent un cadre conceptuel pour l'interprétation de ce que nous observons et offrent des orientations pour trouver des solutions des problèmes que nous rencontrons. Toutefois, chaque courant dispose de forces mais aussi de limites. Certains procédés pédagogiques ne conviennent pas à certains contenus disciplinaires, ou que certains contenus disciplinaires ne s’accommodent pas de certaines approches pédagogiques Marquet P. (2005). L’enseignant dispose d'une certaine autonomie dans ses choix pédagogiques. Mais il faut se donner les moyens d’un choix adéquat.

Je reste un apprenant qui cherche à développer ses compétences professionnelles dans le but d’une amélioration de l’apprentissage de ces étudiants.  

Références bibliographiques

Bruner, J. S. & Bonin, Y. (1996). L'éducation, entrée dans la culture : les problèmes de l'école à la lumière de la psychologie culturelle. Retz.

Cantin, J. (2011). L'évolution de l'apprentissage à travers le temps." YouTube. 14 avril 2011. https://www.youtube.com/watch?v=Cs-xsvvtEZA.

Da Costa, J. (2014). BPMN 2.0 pour la modélisation et l'implémentation de dispositifs pédagogiques orientés processus (Doctoral dissertation, University of Geneva).

Doise, W. & Mugny, G. (1981). Le développement social de l'intelligence (Vol. 1). Paris : InterEditions.

Good, T. et Brophy, J. (1995). Educational Psychology : A Realistic Approach, 4e éd., New York : Longman.

Jonnaert, P. (2002). Compétences et socioconstructivisme. Bruxelles : DeBoeck.


Ménard, L. et  St-Pierre, L. (2014). Se former à la pédagogie de l’enseignement supérieur. AQPC. Collection Performa
Marquet P. (2005). Lorsque le développement des TIC et l’évolution des théories de l’apprentissage se croisent, Savoirs, 3 (9). URL : http://www.cairn.info/revue-savoirs-2005-3-page-105.htm.
Piaget, J. (1975). L'équilibration des structures cognitives. Paris, PUF.

Siemens, G. (2005). Connectivism : A learning theory for the digital age. International journal of instructional technology and distance learning, 2(1).

Verhagen, P. (2006). Connectivism : A new learning theory. Surf e-learning themasite, 11.

Vygotsky, L. S. (1980). Mind in society : The development of higher psychological processes. Harvard university press.

 

samedi 1 octobre 2016

Les apprenants du 21e siècle


Les apprenants du 21e siècle

La vidéo de “ A Vision of Surdents Today” de Wesch, M. (2007) résume ce que nous observons à chaque séance de cours, un constat qui, même non généralisée pour tous les étudiants, reste valable pour la majorité. Il m’arrive souvent, finir la séance avec beaucoup de questions qui m’inquiète, j’irai les discuter avec mes collègues, de ma discipline et de disciplines différents, des questions sur le contenu qui possiblement ne motive plus les étudiants de ces jours, sur la pédagogie d’enseignement adéquate pour les stimuler.

Est-ce que les étudiants et leur manière d’apprendre a changé, est ce que nous sommes capables de s’adapter ?

Dans l’alignée des travaux de Prensky, M. (2001), une réflexion sur la façon dont les étudiants d’aujourd’hui apprennent, ce qu'ils ont besoin d'apprendre pour leur avenir, et comment notre système éducatif actuel en tient compte, me semble nécessaire.

Je commence par moi-même entant qu’enseignante, la stratégie d’enseignement ? la leçon magistrale doit être oubliée, le degré d’attention des auditeurs commence à baisser de façon significative quelques minutes après le début du cours, les étudiants sont passifs (Ménard, L. et  St-Pierre, L. 2014), cependant, un exposé interactif, une étude de cas, une approche par problème, permet à l’étudiant d’être actif, d’interagir avec son groupe de travail et son enseignant, aussi, confronter ces connaissances, l’étudiant est plus motivé à apprendre si l’action d’apprentissage est concentré sur lui.

J’essaye d’actualiser chaque année le contenu de mon cours, exemple, action, date,…s’approcher de la réalité pour que l’étudiant sent l’importance du cours dans sa vie, pourquoi il apprend alors ce tant d’informations disponible sur internet. Selon Taddei, F., au XXIème siècle, les connaissances sont à la portée de tous et ce qui est le plus important c’est d’apprendre à apprendre dans une ambiance de collaboration et non pas de compétition. Au XXIe siècle tout le monde doit avoir appris à apprendre, à coopérer, et à utiliser tous les savoirs disponibles, notamment ceux rendus accessibles par les nouvelles technologies[]. Donc ils nous ne suffit pas d’avoir l’information, l’étudiant doit savoir manipuler l’information, la voir dans son contexte et d’être capable de reformuler ces connaissances.

 

Sans nier la mutation attendue et les réformes souhaitées dans le système éducatif, je retiens ce qui a été affirmé par Pageau, D. et Bujold, J. (2000). « Mais, finalement, il faudra peut-être surtout retenir que les clés de la réussite sont la volonté et l’engagement ». Dans notre contexte, nous pouvons dire que les caractéristiques distinguent les étudiants qui sont motivés des autres, par les deux mots : volonté et engagement.


En se référant au travail de Dyke, N et Deschenaux, F. (2008), Enquête sur le corps professoral québécois, la grande majorité des répondants expriment manquer de temps pour encadrer à leur satisfaction les étudiants aux cycles supérieurs, réaliser leurs activités de recherche et rédiger des publications, mais aussi du temps à consacrer à leur vie personnelle ou familiale, cela montre que des reformes doivent être prises du côté de l’étudiant mais aussi du côté de l’enseignant afin d’aboutir à élaborer un système éducatif qui réponds aux exigences du 21 siècle, en plus de cette contrainte temporelle, l'enseignant a besoin de plus de  ressources financières pour améliorer l'état de la situation, comme il est noté dans l'Enquête sur le corps professoral québécois  (Dyke, N et Deschenaux, F.),
 
Références

Dyke, N. et Deschenaux, F. (2008). Enquête sur le corps professoral québécois. Faits   saillants et questions. Montréal : FQPPU

Ménard, L. et  St-Pierre, L. (2014). Se former à la pédagogie de l’enseignement supérieur. AQPC. Collection Performa

Prensky,  M. (2001) Digital Natives, Digital Immigrants. On the Horizon, 9(5), 1-6.

Pageau, D. et Bujold, J. (2000). Dis-moi ce que tu veux et je te dirai jusqu'où tu iras : les caractéristiques des étudiantes et des étudiants à la rescousse de la compréhension de la persévérance aux études : analyse des données des enquêtes ICOPE : 1er volet : les programmes de baccalauréat. Québec : Université du Québec à Québec, Direction du recensement étudiant et de la recherche institutionnelle

Wesch, M. (2007). A Vision of Students Today,


Taddei, F. Dans Wikipédia. Récupéré de,

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Taddei
https://www.youtube.com/watch?v=dGCJ46vyR9o

dimanche 11 septembre 2016

Le changement de paradigme en education



                 Le changement de paradigme en éducation
                                     Sir Ken Robinson


 

En adoptant la définition de Barker, J. A. (1992), un paradigme est un ensemble de règles, de lois écrites ou tacites qui visent deux objectifs. Le premier objectif est d’établir d’abord les cadres d’une réalité sociale et la deuxième est d’indiquer comment doivent s’organiser les éléments de cette réalité sociale à l’intérieur de ces cadres. Barker ajoute qu’en temps de crise, les individus s’attendent à des changements, sont plus enclins à accepter des changements pour résoudre cette crise et s’orientent plus facilement vers le nouveau paradigme. Les individus apprivoisent petit à petit le nouveau paradigme.
C’est dans ce cadre, que j’adopte ce que Ken Robinson évoque dans « Le changement de paradigmes en éducation ». Ken Robinson soulève certains points qui doivent mobiliser les responsables du milieu éducatif de l’enfant, parent, enseignant, tout responsable… à changer le paradigme de l'éducation, passer d’un réalisme naïf et un constructivisme. La question qui se pose pourquoi nous traitons nos étudiants ou élèves de la même façon, alors que certains sont plus attentifs, certains « meilleurs », Nous avons intérêt à voir les choses comme nous voulons les voir et comme les élèves les voir aussi. Considérer les élèves dans une classe de même âge, comme des éléments identiques, peut pénaliser certains, celui qui est plus intelligent peut sembler non concentré en classe puisqu’il cherche un plus, il s’ennuie, cela peut induire un ralentissement du développement des meilleurs, et le cas contraire reste vrai pour les moins bons.
Nous sommes appelés à progresser vers l’école de demain, une école dont l’image est loin d’une usine industrielle, où nous tenons compte des spécificités des personnes comme être humain et ne pas les considérés comme des machines, les programmes peuvent être adaptée et non standardisés, étant donnée les différences entre les personnes et dans le temps, l’école d’hier ne peut pas être l’école d’aujourd’hui ou l’école de demain.
Il me semble crucial et de notre responsabilité de soulever et de discuter par tous les moyens possibles ce qu’on reproche au système éducatif actuel, donc une réforme est nécessaire. Nous avons à développer un modèle qui développe la capacité créative des individus, nous avons à les stimuler.
Il est fondamental de varier les méthodes pédagogiques selon la thématique abordée mais aussi selon le type des individus avec qui nous travaillons, en effet, certain apprennent mieux en travaillant individuellement, par contre d’autres réussissent plus en travaillant en coopération, la diversité des méthodes d’enseignement permettra d’avoir un taux de réussite supérieur mais à condition que le choix de méthode soit organisée. L’enfant doit trouver un environnement adéquat d’apprentissage, où il peut savoir et apprendre parfois mieux de son groupe de travail en interagissant entre eux que de saisir l’information de son enseignant.
Ken Robinson évoque le cas des élèves hyperactifs traités jusqu’à présent à l’aide de médicaments, pour les endormir alors qu’il faudrait savoir exploiter leur dynamisme, leur planifier un programme d’apprentissage adéquat. Quant au déficit de l’attention, l’enseignant peut être en partie responsable, si l’élève ne sent pas que l’enseignant est motivé par le contenu de la matière, qu’il le maitrise bien, qu’il est créatif, qu’il est productif, comment nous lui demandons de se concentrer en classe et le suivre.
Comme enseignant, élément du système éducatif présent, qualifié de système en manque de créativité et d’innovation, il est temps de se poser et analyser toutes les questions évoquées dans les critiques du paradigme éducatif présent, nous avons à revoir et reformuler le modèle éducatif traditionnelle, vers un changement significatif, afin d’établir une méthodologie d’enseignement menant à l’apprentissage, aussi un changement tel que le marché de travail l’exige.
Références
Antoine, G. (2011). L’enseignement et la formation A l’horizon 2025, Futuribles, mai 2011
Barker, J.A. (1992). Future edge. New York : William Morrow.

Sir Ken Robinson. Le changement de paradigmes en éducation :
https://www.youtube.com/watch?v=e1LRrVYb8IE