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samedi 1 octobre 2016

Les apprenants du 21e siècle


Les apprenants du 21e siècle

La vidéo de “ A Vision of Surdents Today” de Wesch, M. (2007) résume ce que nous observons à chaque séance de cours, un constat qui, même non généralisée pour tous les étudiants, reste valable pour la majorité. Il m’arrive souvent, finir la séance avec beaucoup de questions qui m’inquiète, j’irai les discuter avec mes collègues, de ma discipline et de disciplines différents, des questions sur le contenu qui possiblement ne motive plus les étudiants de ces jours, sur la pédagogie d’enseignement adéquate pour les stimuler.

Est-ce que les étudiants et leur manière d’apprendre a changé, est ce que nous sommes capables de s’adapter ?

Dans l’alignée des travaux de Prensky, M. (2001), une réflexion sur la façon dont les étudiants d’aujourd’hui apprennent, ce qu'ils ont besoin d'apprendre pour leur avenir, et comment notre système éducatif actuel en tient compte, me semble nécessaire.

Je commence par moi-même entant qu’enseignante, la stratégie d’enseignement ? la leçon magistrale doit être oubliée, le degré d’attention des auditeurs commence à baisser de façon significative quelques minutes après le début du cours, les étudiants sont passifs (Ménard, L. et  St-Pierre, L. 2014), cependant, un exposé interactif, une étude de cas, une approche par problème, permet à l’étudiant d’être actif, d’interagir avec son groupe de travail et son enseignant, aussi, confronter ces connaissances, l’étudiant est plus motivé à apprendre si l’action d’apprentissage est concentré sur lui.

J’essaye d’actualiser chaque année le contenu de mon cours, exemple, action, date,…s’approcher de la réalité pour que l’étudiant sent l’importance du cours dans sa vie, pourquoi il apprend alors ce tant d’informations disponible sur internet. Selon Taddei, F., au XXIème siècle, les connaissances sont à la portée de tous et ce qui est le plus important c’est d’apprendre à apprendre dans une ambiance de collaboration et non pas de compétition. Au XXIe siècle tout le monde doit avoir appris à apprendre, à coopérer, et à utiliser tous les savoirs disponibles, notamment ceux rendus accessibles par les nouvelles technologies[]. Donc ils nous ne suffit pas d’avoir l’information, l’étudiant doit savoir manipuler l’information, la voir dans son contexte et d’être capable de reformuler ces connaissances.

 

Sans nier la mutation attendue et les réformes souhaitées dans le système éducatif, je retiens ce qui a été affirmé par Pageau, D. et Bujold, J. (2000). « Mais, finalement, il faudra peut-être surtout retenir que les clés de la réussite sont la volonté et l’engagement ». Dans notre contexte, nous pouvons dire que les caractéristiques distinguent les étudiants qui sont motivés des autres, par les deux mots : volonté et engagement.


En se référant au travail de Dyke, N et Deschenaux, F. (2008), Enquête sur le corps professoral québécois, la grande majorité des répondants expriment manquer de temps pour encadrer à leur satisfaction les étudiants aux cycles supérieurs, réaliser leurs activités de recherche et rédiger des publications, mais aussi du temps à consacrer à leur vie personnelle ou familiale, cela montre que des reformes doivent être prises du côté de l’étudiant mais aussi du côté de l’enseignant afin d’aboutir à élaborer un système éducatif qui réponds aux exigences du 21 siècle, en plus de cette contrainte temporelle, l'enseignant a besoin de plus de  ressources financières pour améliorer l'état de la situation, comme il est noté dans l'Enquête sur le corps professoral québécois  (Dyke, N et Deschenaux, F.),
 
Références

Dyke, N. et Deschenaux, F. (2008). Enquête sur le corps professoral québécois. Faits   saillants et questions. Montréal : FQPPU

Ménard, L. et  St-Pierre, L. (2014). Se former à la pédagogie de l’enseignement supérieur. AQPC. Collection Performa

Prensky,  M. (2001) Digital Natives, Digital Immigrants. On the Horizon, 9(5), 1-6.

Pageau, D. et Bujold, J. (2000). Dis-moi ce que tu veux et je te dirai jusqu'où tu iras : les caractéristiques des étudiantes et des étudiants à la rescousse de la compréhension de la persévérance aux études : analyse des données des enquêtes ICOPE : 1er volet : les programmes de baccalauréat. Québec : Université du Québec à Québec, Direction du recensement étudiant et de la recherche institutionnelle

Wesch, M. (2007). A Vision of Students Today,


Taddei, F. Dans Wikipédia. Récupéré de,

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Taddei
https://www.youtube.com/watch?v=dGCJ46vyR9o

3 commentaires:

  1. À travers les lectures nous pouvons saisir que changer notre façon d’enseigner semble être un besoin pressant pour pouvoir s’adapter aux apprenants d’aujourd’hui (Prensky, 2001 et Wesh, 2007).
    Je suis tout à fait en accord avec tes propos disant qu’étant enseignante tu actualises le contenu de ton cours afin de t’approcher de la réalité des apprenants. J’en fais autant. Entant qu’enseignante soucieuse de la réussite de mes apprenants, je m’engage à m’adapter à leur besoin d’apprendre et de comprendre la matière,
    Je m’engage également à rendre les étudiants actifs, pour rejoindre tes dires, en leur plaçant au centre même de leur apprentissage afin de contrecarrer les cours magistraux. Je prends en exemple un de mes cours de cette semaine dont le contenu se résumait à l’observation des comportements non verbaux. L’une des stratégies d’apprentissage fut qu’en dyade (équipe de 2), les apprenants devaient se rendre à la cafétéria ou à la bibliothèque observer les comportements non verbaux d’une personne qu’ensemble ils avaient décidé d’observer pour une période de 5 minutes. Ensuite noter des comportements non verbaux de cette personne, chacun(e) de façon individuelle tout en étant discret. Rédiger leurs filtres, les obstacles rencontrés lors de l’observation. Pour finir, noter leurs interprétations et comparer avec leur collègue leurs observations et interprétations.

    Oui, je m’engage à adapter la méthodologie et le contenu de mon enseignement aux besoins des apprenants (Prensky, 2001), mais, qu’en est-il de leur engagement de maintenir l’intérêt dans leurs études (Brault-Labbé et Dubé, 2008).

    Brault-Labbé, A. et Dubé, L. 2008. « Engagement, surengagement et sous-engagement académiques au collégial : pour mieux comprendre le bien-être des étudiants » Revue des sciences de l'éducation, 34, (3), 729-751. Récupéré du site : http://id.erudit.org/iderudit/029516ar

    Prensky, M. (2001). Digital Natives, Digital Immigrants. On the Horizon, 9 (5), 1-6. http://www.marcprensky.com/writing/Prensky%20%20Digital%20Natives,%20Digital%20Immigrants%20-%20Part1.pdf

    Wesch, M. (2007). A Vision of Students Today. Récupéré du site YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=dGCJ46vyR9o

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  3. Bonjour Jalila,

    Dans ton billet, tu soulignes avec justesse que de plus en plus de gens remettent en question le fait de devoir apprendre et maîtriser des connaissances, alors que les informations transmises à l’école sont généralement disponibles sur Internet.

    Ce que ces gens sous-estiment, c’est qu’il y a une différence importante entre s’approprier une information et la comprendre suffisamment pour être en mesure de l’utiliser intelligemment (Buysse et Vanhulle, 2009). L’individu ne peut pas être en appropriation lorsque vient le temps d’utiliser ses connaissances.

    Tu as raison d’insister sur le fait que le rôle de l’école est donc d’apprendre à l’étudiant à manipuler l’information, à la voir dans son contexte et à être capable de la reformuler, bref, à s’en faire une connaissance.

    Le succès d’une telle entreprise dépend certainement en partie de l’engagement et de la volonté des étudiants. Cependant, je crois qu’il incombe à l’enseignant de stimuler cette volonté et cet engagement en donnant un sens à l’école (Develay, 2007). À cet égard, la question que Pierre pose en introduction de son billet en ce qui concerne l’équilibre connaissances/compétences me semble très à propos. Il y a un équilibre à trouver entre la transmission de connaissances et le développement de compétences. « Apprendre à apprendre » semble être devenu une coquille un peu vide, puisqu’elle renvoie à tout et rien en même temps.

    Pour donner un sens à l’école, peut-être faudrait-il orienter les étudiants vers les connaissances essentielles, fondatrices, des disciplines et les explorer avec eux pour leur faire voir les limites qu’ils ne verraient pas autrement (Frappier, 2009). Surtout, il serait important de leur donner accès à la démarche qui a permis de sélectionner cette connaissance parmi les autres, problème qu’ils rencontrent sur le Net, tout comme d’être en mesure d’expliciter quelle compétence elle contribue à développer, en quoi elle contribue au développement de cette compétence et en quoi cette dernière est essentielle, pas seulement pour l’entrée sur le marché du travail, mais dans la vie de chaque individu.

    Par exemple, encore trop d’enseignants de littérature au collégial n’enseignent que dans une visée de « connaissance » des classiques, connaissance qui a souvent bien peu de sens aux yeux des étudiants. Pourtant, cette même connaissance devient importante pour les étudiants quand ils comprennent que la compétence à lire, à comprendre, à interpréter et à expliquer, qui est travaillée à travers les classiques et qui est l’objectif du programme de formation, est la même que celle qui permet de lire les situations, les individus, le monde en général et d’y prendre sa place.

    Bref, il faudrait peut-être explorer cet équilibre connaissance/compétence sous l’angle des compétences qui sont directement liées aux connaissances et aux disciplines enseignées.

    Références

    Buysse, A. et Vanhulle, S. (2009). Écriture réflexive et développement professionnel: quels indicateurs? Questions vives, 5(11), 225‑242.

    Develay, M. (2007). Donner du sens à l’école. Issy-les-Moulineaux : ESF Éditeur.

    Frappier, M. (2009). « La gentillesse est surestimée » : Dr. House et Socrate sur la nécessité du conflit. Dans H. Jacoby (dir.), Dr. House les secrets d’un antihéros (p. 119‑132). Marne-la-Vallée : Music & Entertainment Books.

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